Les experts de l’UE ont pris position pour vacciner contre le virus de la grippe A en priorité les personnes ayant des pathologies chroniques, les femmes enceintes et le personnel médical.

La Commission européenne précise que les pathologies chroniques peuvent être des maladies respiratoires, cardiovasculaires, réduisant l’immunité de l’organisme. Cette dernière préconise d’ailleurs de commencer à vacciner les cas ayant “les symptômes les plus sévères” .

La recommandation de l’UE précise qu’une fois ces groupes prioritaires vaccinés, la vaccination s’étendra jusqu’a l’obtention des objectifs nationaux.

En effet, chaque pays de l’union a déjà arrêté quelle proportion de la population il souhaite faire vacciner. La politique de vaccination relative aux pandémies se met en place à l’échelle nationale. Les groupes prioritaires sont des indications et chaque gouvernement de l’UE peut les modifier en fonction de sa situation sanitaire propre.

Les Etats-Unis, pays le plus touché par le virus, ont estimés que les enfants de 6 mois à 24 ans était le groupe prioritaire à faire vacciner.

Les experts de l’UE précisent avoir défini leur position en se basant sur les critères scientifiques actuels qui sont susceptibles d’évoluer si de nouvelles données entrent en ligne de compte.

Ces experts ont pris en compte les avis de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) et du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies.

Il n’est pas possible de vacciner dans un premier temps l’ensemble de la population contre le virus H1N1, les gouvernements doivent donc établir des priorités.

L’OMS conseil fortement de vacciner le personnel de santé, il appartient à chaque État de définir sa politique pour le reste.

La France, l’Espagne et les Pays-Bas ont défini la même politique : à savoir faire vacciner en premier lieu les groupes à risque : personnel médical, malades chroniques et femmes enceintes. L’Espagne songe à y ajouter les professeurs d’école primaire.

Les essais cliniques de vaccins contre la Grippe A sont intenses dans le monde entier. Les laboratoires annoncent leur mise sur le marché rapidement, mais en quantité trop faible pour répondre à la demande des premiers mois.

Selon l’OMS, 25 laboratoires travaillent à produire les vaccins.