Le tourisme "santé" en France - La Bonne Mutuelle

Depuis quelques jours, une polémique enfle sur l’accueil d’étrangers au sein des établissements hospitaliers publics, moyennant le paiement des actes.
L’assistance publique-Hôpitaux de Paris vient de missionner une société d’assurances du moyen orient pour recruter des patients fortunés voulant se faire soigner à paris…Ceux-ci devant être capable de payer leur séjour.

Selon l’institution cela permettrait de sortir les finances du rouge. Que doit-on penser d”une telle pratique ? Que devient l’égalité de traitement que doit garantir l’hôpital ?
Limitée dans un premier temps au Moyent-Orient, on pourrait s’ouvrir à l’Asie, la Russie et aux anciennes républiques soviétiques. Toutefois, il est spécifié que le nombre de patiente étrangers soignés ne dépassera pas les 1% du total des malades.
Aujourd’hui, l’accueil des patients étrangers se fait au coup par coup. Ce sont les plus aisés qui sont pris en charge par des médecins de renom.
Ceci pourrait rapporter entre 3 à 4 M€ par an.

Les usagers s’inquiètent. si un seul de ces patients privés empêche l’accès aux soins d’un malade des urgences, c’est la trahison du service public… et cela risque de provoquer des conflits.La ministre Marisol Touraine , a fait savoir qu’elle n’avait pas d’objections à la politique d’accueil des patients étrangers, à condition qu’elle ne porte pas préjudice à l’accueil des usagers et qu’elle ne devienne pas une priorité pour les hôpitaux publics.

Traverser les frontières pour une opération est devenu courant. chaque année. Quelques 3 millions de touristes “santé” prennent l’avion pour se faire opérer, parfois à l’autre bout de la planète.C’est un business florissant, qui pourrait atteindre 130 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2015, dont la France veut faire partie.
A terme, les patients étrangers pourraient renflouer à hauteur de 20 millions d’euros par an les caisses des hôpitaux de la capitale.